Super 8 vs Attack the Block

Deux invasions Alien. Deux films-hommage

Ender's game

"We aren't just ordinary children, are we ? None of us."

Des fleurs pour Algernon

"Je savez pas que les souris été aussi un télijente"

Ce qu'ils en pensaient à l'époque (1)

Star Wars (1977)

Ben Bova et les planètes du Grand Tour

Les Ben viennent de Mars et les Bova de Vénus

2 sept. 2009

Posted by Yann On 9/02/2009 08:14:00 PM 0 tête(s) de smeg !

PERFORMANCE CAPTURE

Pour ceux qui l'ignorent encore (et c'est compréhensible vu le peu d'articles relayés par les médias), une jolie révolution s'opère dans le cinéma. J'ai nommé la performance capture. Je confondais au début avec la Motion capture, qui n'en est qu'une composante. Aussi je ne voyais pas vraiment pourquoi certains s'excitaient. Quand j'ai appris que Cameron, Spielberg et Jackson étaient comme des enfants (véridiques) quand ils ont découvert cet outil (sans compter Zemeckis, le parrain de la méthode, Fincher et autres) et que Dupuy, Bordas et Djoumi s'y intéressaient de près, ma curiosité a été titillée. Et puis le prochain film de Wright, qui s'annonce dantesque, a recours à cette nouvelle méthode. Lorsque j'ai découvert les tenants et les aboutissants de la Percap, une seule chose m'est venue à l'esprit : "Putain d'Frak de sa mère la tepu !". Et j'ai compris la pertinence du mot "révolution". Car une chose fondamentale change avec la percap : la façon de faire un film.

Dans un premier temps il ne faut pas confondre Motion capture (mocap) et Performance Capture (percap), l'une étant une composante de l'autre. La motion capture est le fait d'enregistrer les mouvements des acteurs dont le corps est envoyé sur PC en mode "fil de fer" puis transformé à loisir par les graphistes numériques. L'intérêt est multiple. Déjà l'acteur n'a aucune limite que ce soit de temps, de lieu, de marquage et de jeu. On est dans le pur théâtre et ils peuvent se donner à fond sans être emmerdé par les "cuts !" successifs nécessaires à la fabrication d'un plan de quelques secondes. Les scènes jouées sont entières. De plus, plus besoin de maquillage, de costumes... l'équipe n'attend plus des plombes l'acteur pour commencer à tourner.

Venons-en ensuite à la performance capture en elle-même. L'ordre de tournage s'en trouve modifié puisque le réalisateur pense à sa réalisation après avoir tourné. Il n'a plus besoin de penser au millimètre près chaque plan pour économiser du temps et de la pellicule. Après avoir démarré la production design, les infographistes (si c'est comme ça qu'on les appelle, je ne suis pas expert), construisent les décors numériques. Sauf qu'à l'inverse d'une production ordinaire bardée de CGI, ce sont les acteurs qui sont intégrés dans un ensemble, et non plus les décors construits autour de l'acteur ayant joué devant un fond vert. Le réalisateur voit directement le résultat PENDANT le tournage sur son écran. Et grosse nouveauté, il peut modifier tout ce qu'il veut, que ce soit un élément du décor ou carrément la place de la caméra VIRTUELLE (avec un joystick... énorme !) afin de construire tranquillement son film après le tournage en bougeant le décor comme il veut. Un peu comme si Les Sims devenaient un film en fait.

Regardez cette vidéo. Deux séquences sont intéressantes. La première dure quelques secondes au début. Vous voyez Ray Winstone jouer. Remarquez que la caméra ne bouge pas d'un poil. Regardez ensuite le rendu à l'écran. A la 6ème minute, vous voyez carrément la méthode en direct avec Zemeckis qui gueule "Cut"... en salle de montage !



Voici une photo de Avatar en tournage (énorme métaphore du procédé de la percap ce film...), suivie d'une photo du tournage de la scène. Vous remarquez quelque chose ?



27 août 2009

Posted by Yann On 8/27/2009 08:41:00 PM 0 tête(s) de smeg !

CONGES

Wouhou ! Un petit week-end à Nice ! Sauf que quand il fait 39°C au soleil et 30 à l'ombre, on recherche un endroit encore plus frais. Je vous le donne en mille : une salle de ciné !

Inglourious Basterds

Après le très sous-estimé Death Proof / Boulevard de la mort (ce film est une bombe), Tarantino revient en grande forme pour nous foutre sa claque dans la gueule. Non seulement le film en lui-même est une véritable tuerie (un mexican Standoff chez les nazis, fallait le faire quand même) mais il introduit concrètement le cinéma comme une arme dangereuse pouvant servir de propagande (La fierté de la nation) ou alors comme ultime rempart contre le fascisme. Il l'avoue lui-même via Brad Pitt dans le final : "This is my masterpiece". C'est pas du niveau de Kill Bill mais ça s'en rapproche.

Numéro 9
On est refroidit avec Numéro 9 où 9 petites "poupées" sont sensées sauver l'humanité (?). 9 clichés devrait-on dire. C'est du 1000 fois vu : du grand méchant qui devient gentil et se sacrifie au bon pote en passant par le (double) sidekick pas drôle, j'ai rarement vu autant de clichés dans un film. Et puis servir la soupe à Tim Burton, ça me dépasse...

Bon en ce moment je suis un peu pris par mon taf et le soir je suis un peu crevé, donc ce blog n'est pas des plus actifs. Mais je vous garantis qu'à la rentrée, tout rentrera dans l'ordre. Enfin je crois.

16 août 2009

Posted by Yann On 8/16/2009 05:24:00 PM 0 tête(s) de smeg !

BLACULA



En 1780, Prince Mamuwalde, roi d'une nation africaine, se rend chez le comte Dracula dans le but de s'en faire un allié dans l'abolition de l'esclavage. Devant le refus de ce dernier, Mamuwalde s'énerve. Excédé, Dracula mord le roi africain et le condamne à une soif de sang éternelle, dans un cercueil gardé par la femme de Mamuwalde, Luva. Deux siècles plus tard, un couple achète le château de Dracula et ramène le cercueil en vue d'en faire une antiquité.

Bobine culte de la Blaxploitation, Blacula est un long-métrage étrange oscillant entre le portnawak et le vrai film flippant et bien foutu. Ce ressentiment apparaît clairement dans le film puisqu'il divise Blacula en deux parties de même durée. La première est donc purement Z. Mamuwalde est invité par Dracula (les deux parlant parfaitement anglais) et ce dernier transforme le monarque africain en Vampire. Les maquillages font penser à du Jean Rollin. Et William Crain tente de se la jouer concerné par l'esclavage et la traite des noirs (sauf que ça dure à peu près 3 secondes dans le film ).

200 ans plus tard, un couple (homosexuel) rachète le château. Et attention, William Crain il est peut-être pro-black, mais qu'est-ce qu'il y va dans la caricature gay. C'est à se pisser dessus. Et vas-y que je fasse des gestes efféminés, des "darling" avec une voix fluette et des grosses allusions viriles super grasses . L'un des deux gars ouvre le cercueil en tapant avec un pied de biche sur le cadenas. Blacula sort et les suce. Le sang évidemment. Non mais oh ! Pervers !

Après le film perd clairement en rythme. On suit l'enquête (incohérente) d'un flic qui essaye de résoudre le mystère de la mort du couple. Incohérence car le mec ne se rend compte qu'à la fin que la clé du mystère se trouvait peut-être là ou étaient morts les deux amants . De plus le film montre clairement les limites de son budget en filmant toutes les séquences d'intérieur dans le même appart (c'est bien Los Angeles : au même étage d'un immeuble, il y a un labo de chimie, un commissariat et une morgue !).

Mais à moment, avec la scène de la morgue en fait, le film change complètement de ton. Comme si le réalisateur changeait lui-aussi. Ca devient pas mal inquiétant et tragique et le sérieux de l'ensemble n'est plus ridicule. Le final est assez bien torché. Bref, un bon petit film, si vous arrivez à survivre aux 30 minutes un peu ennuyantes au milieu du film.



Posted by Yann On 8/16/2009 04:59:00 PM 0 tête(s) de smeg !

Reviews (2)




Aguirre la colère de Dieu
Le film de Herzog vaut surtout pour la prestation hallucinante de Kinski qui campe un Aguirre fou à lier qui se croit suivi par tous ses fidèles mais qui au final se retrouve bien seul. Herzog fait preuve d'une ironie certaine dans le traitement des personnages puisqu'il montre que seul Aguirre l'intéresse, les autres peuvent mourir comme des merdes, cela ne changera rien au propos du film.

Dolls.
Un Stuart Gordon chiant, mal torché et caricatural.

West Side Story
Une vraie comédie musicale ou la musique fait vraiment partie de la narration (et ce dès le début où les personnages sont représentés comme des animaux par leurs chants et leurs danses). Ya un problème de rythme (le film aurait pu être raccourci) mais ça vaut toujours mieux que les comédies musicales qu'on nous balance aujourd'hui.

101 dalmatiens
A une époque, Disney n'avait pas besoin de Pixar pour faire des bons films.

Howard le Canard
Je crois que tout a été dis sur ce merveilleux film ^^

Demon Knight
Le premier film de la trilogie estampillée "Contes de la crypte" est un sympathique petit B sans prétention avec des acteurs qui cabotinent à mort (Billy Zane is on fire !), des effets gorasses bien foutus et une Jada Pinkett en petite culotte. Par moment un peu risible, il tient néanmoins la route. Ce qui n'est pas le cas de...

Bordello of Blood
Film de vampires prévisible et ridicule par moment, il tente de se la jouer horreur/comédie mais échoue sur les deux tableaux (les blagues sont toutes plus nulles les unes que les autres... sauf celle de l'eau bénite qui m'a bien fait marrer).

Virtuality
Grosse déception de la part de Ron Moore. Sa nouvelle création a l'allure d'un sous-Sunshine qui se la joue intelligent. Si ça représente le post-Battlestar Galactica, on n'a pas fini d'être déçu.

9 août 2009

Posted by Yann On 8/09/2009 06:33:00 PM 0 tête(s) de smeg !

ELMER LE REMUE MENINGES




Le jeune Brian coule des jours heureux avec sa copine Barbara et son frère. Mais une créature du nom d'Aylmer/Elmer vient à sa rencontre en lui proposant une substance dont Brian deviendra rapidement accro. Pendant que le jeune homme est plongé dans des trips toujours plus profonds, Aylmer mange des cerveaux.

Et voilà un sympathique petit film pas con du tout. Après Basket Case, Henenlotter reprend la thématique du duo en symbiose causant le malheur autour de lui. Si Duane et don frère ont vécu attachés puis ont été séparés après la naissance, c'est le contraire ici puisque une relation quasi organique, voire sexuelle, s'installe entre Brian (anagramme de ... brain) et Elmer/Aylmer. Seulement le jeune Homme est trop occupé à planer pour s'apercevoir que la créature bouffe des cerveaux. C'est ici que le titre prend son double sens. Si l'on peut penser avant de voir le film que Brain Damage renvoie aux cerveaux mangés par Elmer, il renvoie également aux dommages psychologiques et physiques que crée la drogue de la créature. Vient alors la seconde thématique, celle de la dépendance à la drogue. Brian deviendra tellement accro qu'il préfèrera nourrir sa créature en lui laissant la vie de certaines personnes plutôt que de perdre le précieux liquide bleu (que Elmer lui verse directement dans la cervelle). Frank Henenlotter ayant grandi dans les quartiers glauques de N-Y City (cela se voyait déjà dans Basket Case), il parle inconsciemment d'une réalité sombre et trash de sa ville : celle des camés, des filles de joie, des motels miteux, des suicides et des meutres.

Les séquences gores sont plutôt réussies. Cependant Henenlotter a voulu intégrer des effets digitaux et a un peu foiré son coup. Pas tant à cause de la qualité de ses effets un peu cheapos, mais il n'a pas su les intégrer correctement à la narration. Par exemple la scène du métro est assez représentative. Les acteurs sont obligés de jouer bizarrement pour permettre l'incrustation d'un Elmer numérique. Mais c'est une goutte d'eau dans l'Océan quand on regarde le film dans son ensemble.

Brain Damage est une vrai réussite. Un film triste et pessimiste sur la drogue, au final curieux mais totalement dans le propos du réalisateur.





6 août 2009

Posted by Yann On 8/06/2009 07:53:00 PM 0 tête(s) de smeg !

DEXTER SAISON 3



Série réjouissante, Dexter vient de terminer sa troisième saison, finement écrite et dans la droite lignée des précédentes. Après les thématiques de la fraternité et de la paternité (respectivement saisons 1 et 2), la saison 3 répond de façon assez fine à la première puisque Dexter rencontre un "frère d'arme" auquel il se confie et avec qui il partage ses activités meurtrières. Seulement l'amitié selon les scénaristes, c'est un peu particulier et ambigü comme le témoignent la tirade de Dexter dans le dernier épisode (ATTENTION SPOILER) "He was my best friend. I killed him". (FIN DU SPOILER).
La saison 4 va également répondre à la seconde saison mais dans une logique inversée puisque le père ne sera pas le même.
Je vous parie que la dernière saison de Dexter verra le fils Morgan, dans une logique Oedipienne, tuer son père afin de s'accomplir.
Si ça c'est pas de la série !

2 août 2009

Posted by Yann On 8/02/2009 10:35:00 PM 0 tête(s) de smeg !

TERABITHIA - Rapido




Vendu comme un ersatz de Narnia et Cie (et donc évité par l'auteur de ces lignes), Le Secret de Terabithia est pourtant tout autre chose. Le monde décrit par le réalisateur n'existe que dans l'imagination des deux jeunes héros du film, et c'est ce qui fait son charme. En effet, Terabithia est une véritable ode à l'imagination ("Keep your mind wide open") et fait des contes la seule véritable échappatoire d'un univers réel glauque, mauvais et décevant. Les personnages principaux s'évaderont tout au long du film et imagineront les plus belles aventures où le Merveilleux reprend son sens initial.
Cependant il y a quelques défauts dans ce Terabithia, notamment dans le lien entre le monde réel et le monde imaginaire qui ne sont jamais liés narrativement. Chaque soir, le couple de héros s'évade et vit des aventures qui n'ont aucun lien, allégorique ou métaphorique, avec ce qu'ils vivent en réalité. Reprendre les moments cruels de leur journée scolaire et les transformer en Aventure afin qu'ils puissent les vaincre et grandir aurait été plus judicieux. Dommage. Il y a également les quelques clichés passablement énervants comme cette idéalisation de la famille de Leslie (mouais...) et la caricature de la grosse pouf de l'école (et vas-y que je te jette des regards darks t'as vu). Il faut aussi compter sur des effets visuels assez ratés et une réalisation pas toujours à la hauteur.
Mais je préfère voir 50 Terabithia, très anti-Disney (la fin du film est d'une tritesse incroyable...) plutôt qu'un nouveau Narnia faisandé.

Et puis ces yeux... ces yeux !!







29 juil. 2009

Posted by Yann On 7/29/2009 10:24:00 PM 3 tête(s) de smeg !

BEAR FRUITS







Hier est sorti le double-album Battlestar Galactica Season 4, de Bear McCreary. Véritable monument musical, symphonie cohérente, montée en puissance jamais vue pour une série TV, l'oeuvre de McCreary se doit d'être félicitée.

C'était pourtant mal parti avec la Bande son du pilote (Richard Gibbs - 2003), où un thème parvenait à être intéressant mais tellement recyclé au sein d'un album médiocre qu'on frôlait la gerbe.

La première saison voyait la venue de Bear McCreary, 24 ans. Devant se dépêtrer du précédent score, il livre un score bancal mais plutôt intéressant, d'où sortent des symphonies magnifiques (le thème des Adama fera date...) et où d'autres sont un peu trop hors propos (Battlestar Muzaktica). Il se perdait également dans toute la dernière partie où on avait l'impression d'entendre la même symphonie 3 fois de suite... Compte-tenu du fait qu'il a du en chier pour faire la transition avec Gibbs, on peut tout de même le féliciter.

Pour la seconde saison, McCreary est libre. Totalement. Et ça se ressent. Entre reprises des anciens thèmes (Reuniting the Fleet est la copie carbone de A good Lighter) et réutilisation d'instruments (les tambours japonais un peu trop utilisés dans la saison 1 servent ici surtout le morceau Scar) McCreary offre au spectateur attentif une véritable explosion symphonique. Quel amateur n'aura pas tremblé à l'écoute de Martial Law ? Qui n'aura pas frissonné avec Roslin and Adama ? On sent McCreary encore un peu hésitant mais la saison 3 laissait présager du meilleur.

Du bon il y en a eu dans cette saison 3 qui découle naturellement de la saison 2. Essentiellement composé de nouveaux thèmes (le guerrier Kat's sacrifice, le bouleversant - et peut-être meilleur thème de toute la saga - A distance sadness, le mythologique Temple of five) qui aboutissent à l'impensable : une reprise de Bob Dylan avec All Along the Watchtower. Se réappropriant à la manière de Hendrix le morceau du chanteur folk, McCreary donne un élan supplémentaire à la saga et réussit ce qu'il avait tenté de faire avec la première saison : donner une universalité musicale au propos de Ron D. Moore.

Et arrive la bande-son de la saison 4. Car tout à une fin. Et c'est avec une cohérence inouïe que le compositeur achève la saga. Tous les thèmes sont là, sur un double album (dont un dédié uniquement au grand final de la série) et explosent dans une symphonie magistrale. Après quelques nouveaux thèmes sompteux (le Gaeta's Lament me donne encore des frissons), un morceau dont je tairai le nom donne au thème des Adama toute la puissance qui lui revient. De même Roslin and Adama reunited qui mixe plusieurs thèmes pré-existant, parfois en même temps. Le morceau The Signal donne à l'ensemble une proportion épique innatendue et achève de rendre cet album inoubliable.

Et maintenant le thème live "Kara remembers".

"Comme quoi on peut avoir un prénom à la crétinou et être un Fraking de génie ! :love:" John Fitgerald Willis.

28 juil. 2009

Posted by Yann On 7/28/2009 09:19:00 PM 2 tête(s) de smeg !

LE CINEMA INDE C TRO COOL LOL




Attention cette phrase est tirée de faits réels :
"Oui mais nous, on est allée voir Juno".

Je ne sais plus dans quel contexte exact elle s'insérait (enfin je sais qu'on parlait cinéma, et que j'attendais beaucoup un film je ne sais plus lequel. Surement The Mist qui sortait peu après) mais toujours est-il que je recevais cette phrase en pleine gueule. Alors évidemment ça ne m'a pas envie de voir Juno (prendre une voix fluette), même si Juno (voix fluette) c'est indé (voix fluette bobo).

Mais ça raconte quoi Juno ? Une jeune ado tombe enceinte et pense faire adopter son bébé. Là où on aurait pu attendre une réflexion caustique sur la maternité de nos jours, sur le concept de famille et d'amours adolescente. Au lieu de cela on nous balance un film sur rien avec une ado qui balance des phrases "décapantes" (et pas drôles) pour se la jouer cool. Sans aucun point de vue, sans aucune mise en scène, Jason Reitman livre une succession de scénettes sensées faire rire ou émouvoir. Mais rien ne se passe.

On en revient à Little Miss Sunshine et sa soit-disant fraîcheur.
Fraîcheur ? Ah bon ? Une mère névrosée, une petite fille histérique, un ado renfermé, un père sensé écrire un bouquin, morale "sois belle, sois toi" etc. C'est hyper frais dites-moi.

Tout ça pour dire que le ciné Indé (tel que le disent les bobos) n'est en aucun cas une marque de qualité. Et que le grand méchant Satan Oliwoud comporte des putains de films. Alors quand vous verrez Juno. Voyez-le en tant que film. Et pas en tant que "ciné indé oua t'as vu !". Parce que ça, ça fait très Sundance.

Comment paraître ridicule en essayant de se mettre une communauté dans la poche par Jason Reitman.
"Le maître de l'horreur : HGLewis ! - Attends tu déconnes ! C'est Argento ! [...] - Putain mais t'avais raison ! C'est mieux que Suspiria"

Et si vous voulez voir du vrai Indépendant, regardez un Troma, qui n'est ni sponsorisé par Sunny Delight, la Fox ou Tic Tac.

"Oui mé de toute façon t qu'un con aigri lol"

Lol en effet.

21 juil. 2009

Posted by Yann On 7/21/2009 10:15:00 PM 0 tête(s) de smeg !

STAR TREK VII



GENERATIONS


Les officiers de Starfleet à la retraite James T. Kirk, Montgomery Scott et Pavel Chekov sont invités à l'inauguration du nouveau vaisseau : l’Enterprise NCC-1701-B. Lors de la parade le navire reçoit un appel de détresse de deux vaisseaux transportant des réfugiés El-Aurian dont la planète vient d'étre ravagée par les Borgs pris au piège dans le Nexus, un ruban énergétique mystérieux. L'opération de sauvetage tourne mal et, si l'Enterprise B est sauvée, le capitaine Kirk est porté disparu.

Soixante-dix ans plus tard les membres de l'équipage de l’Enterprise NCC-1701-D sauvent un physicien nommé Tolian Soran de la destruction de sa base stellaire. Ce dernier fera tout pour que son plan, qui passe par la destruction de l’Enterprise et de millions de personnes, aboutisse.

Spoilers

Il y a un truc que je comprends pas. Star Trek c'est connu et ultra-populaire (sauf en France) nan ? Quand vous avez une équipe composée de personnages cultes et des acteurs dédiés à ces personnages, qui font vivre pendant des années des aventures où l'Homme n'est jamais allé, vous vous devez de finir en fanfare, de tout faire péter, de rendre hommage à cet équipage qui vous a fait vibrer, de faire rire et pleurer le public. Bref un final de sa mère la guedin. Et bien non. La Paramount en a décidé autrement et a demandé à ce que le Star Trek suivant The Undiscovered Country soit concentré sur Picard. Euh. Vous voulez pas une transition convenable plutôt que ce truc à l'arrache ? Parce que Ron D Moore avait un sacré récit, mais il a du l'adapter aux demandes de la Paramount et du coup le récit est haché. Kirk devient un personnage poids lourd qui crèvera comme une merde à la fin du film et le reste de l'équipage original n'apparaît pas (Fraking mais Spock quoi !). Transition douloureuse pour une saga qui mérite mieux.

Le soucis est que le reste du film est vraiment bon (même si je n'ai pas la même affection pour les NG que pour les TOS) et mélange subtilement réalité virtuelle, saut dans le temps et étude des personnages.

Il y aurait un film pour dire au revoir à TOUT l'équipage TOS, puis un film reprenant les thématiques de ce Generations là oui. Ou même un film mêlant les deux équipages et bien foutu, ça aurait été bien. Mais là, c'est pas possible.